Maudite dernière minute.

9ème journée (samedi 9 octobre à 18h00)
Les jeunes nantais ont concédé le match nul à l'US Orléans à l'ultime minute des arrêts de jeu. Les buts, comme les principales occasions sont intervenues à la suite de coups de pied arrêtés. Les Nantais ont mis plus d'une demi-heure avant de trouver le bon rythme face à une équipe aussi accrocheuse que rugueuse et surtout parfaitement organisée. Plus dominateurs en seconde, ils ont manqué plusieurs fois l’occasion de se mettre à l’abri. Par manque de maîtrise en fin de rencontre, ils ont subi la furia adverse, concrétisée à l’ultime seconde. Cette petite contre performance, permet aux Vannetais de les rejoindre à la première place du groupe D. (© 2004) FCNantais.com (www.FCNantais.com/0405/ch09StraNant.php) Résumé du Match Grondin unique pro. Serge Le Dizet était privé de certains professionnels habitués à l’antichambre de l’équipe première. Ainsi Denis Stinat, Loïc Paillères ou encore Luigi Glombard avaient joué la veille, tandis que David Leray, blessé au pied, observait ses partenaires en contrebas de la tribune présidentielle. Le coach nantais pouvait toutefois compter sur Willy Grondin, qui n’avait plus fréquenté la CFA depuis longtemps. En effet, Loïc Amisse tenait à voir évoluer Perica Radic, à qui il ne reste plus qu’une année de contrat, en amical face à Toulouse (victoire 2 buts à 1), tandis qu’Alexis Thébaux, bien que récemment remis d’une blessure, était lui aussi du voyage. C’est donc l’habituelle doublure de Mickaël Landreau qui évoluait derrière une défense invincible à domicile et meilleure élève des quatre groupes de CFA avec un seul but encaissé (à Brive) en 8 rencontres. Fidèle à son 4-4-2, le coach nantais procède a quelques variations au milieu. Ainsi, Dimitrijevic opère en meneur de jeu reculé devant l’indéboulonnable Bucundi Ca. Les couloirs sont occupés à gauche par Vincent Laban et à droite par Mathieu Chemin, récompensé de ses 2 buts marqués contre Rennes une semaine plus tôt. Devant, en l’absence de Kesérü pour cause de sélection, Ibrahim et Bouguerra sont chargés de bouger la solide défense adverse. Début de rencontre à l’avantage d’Orléans. La rencontre débute devant un importante chambrée, privée de matchs à La Beaujoire depuis 15 jours. Il pleut puis l’orage et les trombes d’eau accompagnent le délicat début de rencontre des Canaris. Très vite les Orléanais campent dans la moitié de terrain des Nantais. Sans vraiment dominer, ils imposent un pressing tout terrain très haut, souvent à la limite de la régularité comme ce méchant tacle de Lemée, le fils de l’autre, qui aurait mérité une sanction plus lourde. Les jaunes sont contraints à de longs ballons en direction de leurs 2 attaquants qui ont bien du mal à en faire bon usage tant la pelouse est glissante et la charnière adverse athlétique. Bouguerra marque juste avant la pause. La pluie entraîne les tacles et de nombreux coup francs. Sur l’un d’entre eux, les joueurs vêtus de noir se procurent leur première grosse occasion. La belle frappe rasante de Théreau est détournée et contraint Grondin à une superbe manchette réflexe qui sauve déjà sa formation (5’). Moins de 10 minutes plus tard, le portier nantais est de nouveau sollicité sur coup franc. Les Nantais doivent attendre que Dimitrijevic, Ca et Laban donnent une touche plus technique à la rencontre, pour enfin porter le danger dans le camp adverse. Suite à un nouveau coup-franc, cette fois pour les Nantais, ceux-ci se procurent enfin leur premier corner (20’). Le match devient plus équilibré et une bonne frappe de Vincent Laban bien captée par Jérémy Guy, vient ponctuer un bon enchaînement des Canaris. Cinq minutes avant la pause, Laban adresse un centre tendu pas loin de se transformer en but contre son camp par le numéro 3 orléanais. Alors qu’on ne voit pas encore comment les Nantais vont pouvoir percer la solide défense adverse, un nouveau coup franc sur la gauche frappé par Laban est repris victorieusement de la tête par Bouguerra (44’). Nantes rate le coche avant de concéder l’égalisation à l’ultime seconde. La seconde mi-temps confirme la domination des Canaris, tandis que les joueurs de Bruno Steck montrent leurs limites dans la construction du jeu. C’est d’abord Mathieu Chemin qui s’essaye au tir (47’), puis Bouguerra, bien servi pas Dimitrijevic, qui voit sa passe lobée, dégagée sur sa ligne par un défenseur adverse, sous la menace d’Ibrahim (61’). Une dizaine de minutes plus tard, Laban, décidément très actif, place une bonne frappe de peu à coté. Malgré leur nette domination, quelques approximations défensives de Das Neves puis Rippert, trahissent un manque de sérénité, dont profitent les Orléanais pour enfin sortir la tête de l’eau. Ils sont d’ailleurs tout près d’égaliser sur une bonne frappe non cadrée au milieu d’une défense un peu passive (78’). Pourtant ce sont les Nantais qui gâchent une occasion en or. Samaritano chipe le ballon à son défenseur et file au but sur la droite. Plutôt que de frapper, il sert sur sa gauche Diop qui vient d’entrer en jeu quelque minutes plus tôt. Celui-ci préfère passer à sa gauche à Ca, alors que manifestement la frappe s’imposait. Serge Le Dizet lui en fera immédiatement le reproche. A raison, puisque au bout de 5 longues minutes d’arrêt de jeu, ponctuées de nombreux coup-francs inutiles des Nantais, sur le dernier d’entre eux du milieu du terrain, Jérémy Guy balance dans le « paquet ». Après un rebond capricieux, les Nantais se regardent et s’est finalement Nancy qui pousse le ballon hors de portée de Grondin. Les Jaunes laissent échapper deux points, les Orléanais exultent, puisque l’arbitre siffle dans la seconde, la fin de la rencontre. (© 2004) FCNantais.com

Frédéric Porcher le 10 octobre 2004