113px_AspoissyUNE SOIREE A VITE OUBLIER…

Tout avait pourtant si bien démarré… un début de rencontre parfait avec à la clef un but inscrit par Fabrice ABIZI, bien décalé par Elie DOHIN, au bout de 8 petites minutes de jeu. Une entame de match donc idéale pour les hommes de Bruno STECK qui avaient ainsi l’occasion d’enchaîner leur deuxième victoire consécutive. Et puis, insidieusement, la passivité s’est installée dans cette rencontre où les coéquipiers de Wilfried NANCY reculaient de plus en plus sans raison apparente. POISSY, qui n’en attendait pas tant, ne se fit pas prier pour revenir lentement dans le match et reprendre le jeu à son compte au nez et à la barbe d’une équipe orléanaise amorphe et en panne de créativité. Fort logiquement, POISSY égalisa donc à la 34ème après une touche longue qui surpris une défense jaune et rouge absente sur le coup. Piqués au vif, les orléanais réagissaient à la 4(ème par l’intermédiaire d’Fabrice ABIZI qui trouva malheureusement le poteau. La seconde période, pensait-on, allait voir les orléanais se réveiller et enfin presser haut leur adversaire d’un soir. Malheureusement, ce fut tout le contraire et c’est Dave MEUNIER, pourtant blessé, qui inscrit le deuxième but de POISSY à la 54ème. La dernière demi-heure ne fut qu’une longue et lente descente aux enfers pour les hommes de Bruno STECK incapables de réagir et bougés physiquement par une équipe de POISSY brutale. Que dire d’ailleurs de l’agression subit par Arnaud BERTHEUX, fauché par derrière, qui sortit sur blessure. Que dire encore des coups répétés envers Fabrice ABIZI afin qu’ils perdent ses nerfs. Que dire enfin de l’attitude de l’arbitre, incapable de protéger les joueurs orléanais sur le terrain et de faire respecter la justice… bref un match terne, sans relief qui laisse un goût bien amer au coach orléanais : « C’était un petit match au niveau de la qualité et on ne mérite pas de gagner cette rencontre. Nous avons montré nos limites. A 1 à 0, nous devons être capables de garder ce résultat encore mieux d’en marquer un deuxième pour se mettre à l’abri. Au lieu de cela, on prend deux buts évitables. Le groupe est très jeune et découvre ce niveau, cette pression. On voulait absolument gagner et malheureusement on n’a pas joué notre football. On fait preuve de fébrilité en ce moment : à AURILLAC on mène 1 à 0 avant de perdre, à RENNES on mène encore 1 à 0, aujourd’hui cela se reproduit. C’est une grosse déception, d’autant plus que l’on perd deux joueurs sur blessure. » Un sentiment que partage évidemment le capitaine Wilfried NANCY : « C’est une très grosse déception pour le groupe. Au-delà du score, on n’a pas joué au ballon. On s’est comporté comme de vrais gamins, il n’y a qu’à voir les deux buts que l’on prend ! On avait bien commencé mais on a perdu tous les duels par la suite et puis on a oublié de jouer, c’est surtout ça le plus grave. » Le plus inquiétant dans ce revers, c’est l’absence de réaction d'un groupe qui semblait littéralement éteint samedi soir et si l’on regarde attentivement la feuille de match orléanaise on ne peut que déplorer les absences pour blessure de Majid MENGOUCHI, Jimmy JOUIN, Yozip LEMME et Stéphane MASALA tous garants de l’esprit jaune et rouge. Une faillite collective que souligne notamment Pascal PEILLERON : "C'est difficile à expliquer. Ce qui nous importait, c'était les quatre points. Le plus agressif a gagné le match tout simplement. Aujourd'hui a été un jour sans et il faut faire en sorte que ce soit le dernier de l'année. Le moral est atteint ce soir mais on va travailler dur toute la semaine pour faire un résultat à ANGOULEME." Un match qui s'annonce bien compliqué à préparer pour le coach orléanais qui devra vraisemblablement se passer des services d'Arnaud BERTHEUX (entorse de la cheville gauche) et de Driss BOUYARMANI (luxation acromio-claviculaire)...

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