OLIVIER SORIN, D' ORLEANS A AUXERRE.

Gardien de but à l'AJ Auxerre (L1) depuis décembre, Olivier Sorin, 25 ans, sort d'une « perf » sur la pelouse du Paris-SG, dimanche (0-1). Passé par l'ASPTT Orléans, l'USO et Nancy, il retrace son itinéraire, ponctué de belles rencontres. Dix ans à Orléans, dix ans à Nancy, dix matches de championnat avec Auxerre... 10e de Ligue 1 : de l'ASPTTO à l'AJA, Olivier Sorin a méticuleusement tissé les filets de sa cage de gardien de but. Dimanche 11 mars, au Parc des Princes - « le stade que je préfère, ça fait beaucoup de bruit... C'est pour ce genre de match qu'on fait ce métier ! » -, le jeune homme (25 ans) a savouré son premier succès à l'extérieur sous ses nouvelles couleurs (0-1). Au grand dam du Paris-SG, 19e de L1. Retour sur vingt ans de foot... Natif de Gien, Olivier suit le fil de la Loire... et ses parents, qui déménagent sur Orléans : « J'avais un an, je crois... » Balle au pied, il trottine à l'ASPTT Orléans « jusqu'en poussin », avant de rallier l'US Orléans. « J'ai beaucoup de bons souvenirs. Au stade de La Source, je venais voir jouer Boloni, Langers, Zambelli... » C'était au temps de la D2, du parcours en Coupe (1989)... À 15 ans, Olivier Sorin plonge dans le grand bain : cap à l'Est, vers l'AS Nancy-Lorraine. « Je suis passé par toutes les étapes : centre de formation, réserve puis équipe 1. Du classique ! » résume-t-il sobrement... pas peu fier, n'empêche, d'avoir renoué là-bas des liens d'enfance. « De notre génération, seuls Monsef Zerka et moi sommes passés pros. Deux gars d'Orléans, ça fait plaisir ! Avec Monsef, on a joué ensemble à l'USO, à 6 ans, avant de se retrouver à 17 ans à Nancy... Je le considère comme un frère. Quand je me suis marié, cet été, il était mon témoin. » Petite famille en Lorraine L'épopée nancéienne d'Olivier Sorin durera dix ans, ponctuée d'une accession en L1 (2005) et d'une Coupe de la Ligue (2006, 2-1 contre Nice). « On a vécu une belle aventure humaine. C'était une bande de copains, avec un sacré état d'esprit », se remémore le gardien, qui a aussi fondé une petite famille en Lorraine : « Ma femme est originaire de là-bas, ma fille y est née. » Mais, fin 2006, Olivier Sorin aspire à d'autres horizons. « À Nancy, la situation était bloquée, je savais que je ne jouerais pas... » Souvent remplaçant de Gennaro Bracigliano, l'Orléanais veut « faire le plus de matches possible ». Il en a cumulé 70 en Lorraine, sur 6 saisons. Guy Roux à la télé Le salut viendra de l'Yonne. Fabien Cool, gardien de l'AJ Auxerre, est alors sur le flanc. « Le coach, Jean Fernandez, m'a contacté. C'est un beau challenge », confie Olivier Sorin. Arrivé comme joker le 21 décembre, il se montre confiant vis-à-vis de ses concurrents : « Le meilleur jouera... » D'ici la fin de saison, le nouveau portier de l'AJA compte « vite atteindre les 44 points, pour se maintenir ». Un discours digne de l'ex-coach, Guy Roux ? « On ne l'aperçoit pas trop aux entraînements », raconte le joueur. « Je le vois plus souvent à la télé... comme tout le monde ! » En se rapprochant du Loiret, Olivier Sorin a en tout cas ravi ses plus grands fans, ses parents et sa soeur, restés dans l'Orléanais. « Ils ont l'occasion de me voir plus souvent, lors des matches à domicile... » Et c'est reparti pour un bail de dix ans ?

Laurent Boubault. IN LA REP.