Bruno Germain, intronisé directeur technique de l'US Orléans
Le président de l'US Orléans Football (CFA), Jean-Louis Turpin, a officialisé l’arrivée pour deux ans de l’ancien joueur de l’OM, du PSG... et de l’USO ! Au poste de directeur technique, Bruno Germain s’occupera notamment du recrutement et travaillera avec l'entraîneur Pascal Moulin. Le président de l'US Orléans Foot, Jean-Louis Turpin, le nouveau directeur technique Bruno Germain, et l'entraîneur déjà en place Pascal Moulin (de gauche à droite).Bruno Germain est de retour ! Celui qui a fait partie, à 20 ans, de l’équipe de l’US Orléans, finaliste de la Coupe de France en 1980, revient au club de ses débuts en tant que directeur technique. Ce retour, au sein d'un club qui ne parvient pas à s'extraire du CFA, pose néanmoins quelques questions... Son rôle. Bruno Germain sera principalement chargé du recrutement, « un secteur où l’on n’a pas été bon ces dernières années et sur lequel, on va faire un gros effort », selon le président du club orléanais, Jean-Louis Turpin. Bruno Germain sera également responsable des éducateurs du club et travaillera en compagnie de Pascal Moulin au niveau de la première. « Sa présence est également un gros plus pour le club en terme d’image et de sponsoring », avoue le président orléanais. Sa motivation. Certains peuvent s’étonner de ce retour soudain d’un homme qui, une fois sa carrière terminée, n’a pas paru très enclin à apporter son aide à l’USO, ni à s’investir dans le domaine technique. « J’ai pris mon temps, j’ai profité de plein de choses », reconnaît d’ailleurs l’intéressé. « Mais le temps est venu pour moi de redonner un peu de ce que j’ai reçu à un club qui m’a formé et qui m’a permis de réaliser une belle carrière. » L’utilité d’un directeur technique. Un club de CFA peut-il se permettre le luxe d’avoir un directeur technique qui représente un coût supplémentaire ? « Non si c’est pour se maintenir. Oui, c’est indispensable si on est ambitieux, si on veut se structurer pour préparer l’avenir », répond Jean-Louis Turpin, sans hésiter. Et le président de l’USO d’enchaîner. « On a tous besoin de conseils ou d’avis dans son travail ou dans la vie. Ce n’était pas le cas de Pascal (Moulin). Désormais, il pourra discuter de ses choix. Le club y gagnera. Il était également important que je puisse me reposer sur un homme sur lequel j’ai entièrement confiance. » Son association avec Pascal Moulin. C’est, pour l’instant, le gros point d’interrogation. Échaudé par l’épisode Thierry Nesson, l’ancien directeur sportif, Pascal Moulin ne souhaitait plus d’intermédiaire entre lui et le président. Il n’a pas été suivi et ses prérogatives ont été rognées. Le coach de l’USO n’avait donc pas, logiquement, la mine très réjouie. Entier et avec son habituel franc-parler, il n’a pas joué de la langue de bois. « Je ne suis pas un prête-nom. Moi, je suis entraîneur de football et j’entends le rester », a-t-il affirmé pour marquer son territoire notamment au niveau de l’équipe première. Mais l’entraîneur orléanais a fait preuve d’une réelle volonté d’ouverture. Et c’est tout à son honneur. « Avec Bruno Germain, on va d’abord apprendre à se connaître. Si le club peut bénéficier de son aura, très bien. Mais l’important sera qu’il y ait un véritable échange entre nous. » De son côté, le nouveau directeur technique ne tenait pas un autre discours. « Je suis là, pour l’intérêt du club, pour essayer de rendre l’équipe plus performante. Je ne suis pas là pour entraîner, ni imposer quoi que ce soit mais pour que l’on travaille ensemble. » Pourvu que ça dure...