8430091_pSO LONG LANGERS
d'après Jacques THIBERT
in L'ANNEE DU FOOTBALL 1989

Les choses étant bien faites, ou mal faites, c'est selon, les quatres équipes de division 2 encore en lice affrontent chacune une équipe de division 1, bonne manière, en somme de tester le bon ordonnancement de la hiérarchie. MONACO, qui s'est refait une santé en sortant un jeune Espoir de sa boîte, le dénommé PETIT : qui a perdu FERRATGE, suspendu pour cause de manipulation outrancière de corbeau à sifflet ; qui a engagé pour une pige le niçois KURBOS et qui s'est découvert en WEAH un futur attaquant de classe internationale, MONACO donc aborde ORLEANS avec méfiance et rigueur.
Dans le Loiret, les enfants du Prince impressionnent autant que Jeanne d'Arc, ouvrent et bouclent le score (1-0, HODDLE, 42è ; 1-1, GERMAIN, 53è ; 2-1 KURBOS, 73è) et laissent à leurs adversaires la marque d'une équipe très technique, intelligente, concentrée et correcte. "Une équipe qui fait plaisir à voir" souligne Henri ZAMBELLI, l'ex-niçois devenu orléanais.
L'équipe de division 2 ...vit depuis novembre 1988 une curieuse aventure. L'entraîneur BORDAS s'est vu assisté de KAROLY KREMER, un belge d'origine hongroise, ancien attaquant de division 1 dans son pays, grand voyageur et tacticien émérite. Ce KREMER a modifié les conditions d'entraînement , l'organisation de jeu, l'esprit et la composition d'équipe avec ce programme régénérant : il faut attaquer, en toutes circonstances, en tous lieux, sans fioritures ni temps morts. Il a été pleinement entendu et ORLEANS, "en comptant sur un jeu direct, des efforts brefs et intenses , et une réduction maximum des espaces pour mieux assaillir le but adverse" est devenu un cador de la D2. Dans cette équipe figure Robby LANGERS, un international luxembourgeois de 28 ans...qui juste avant d'aller à MONACO pour le match-retour de coupe  a fait ses comptes 88-89 : 27 buts en D2, 8 en coupe. "Je suis un buteur" admet-il sans qu'on puisse le contredire.
8198312_mMONACO, avec une défense constituée d' AMOROS, SONOR, BATTISTON, VALERY, aborde la rencontre avec une relative sérénité, la même que les 2264 spectateurs qui se passionnent vraiment quand on leur met des fourmis rouges dans les mocassins vernis. Au bout de 33 minutes de jeu, le tableau d'affichage du stade Louis II indique 0-2 (LANGERS-POUCAN). Tout cela fait bien désordre mais fait aussi le score à la mi-temps. En deuxième période; les monégasques égalisent en quatre minutes (KURBOS-WEAH). Un quart d'heure plus tard, ORLEANS est qualifié car LANGERS a remis ça, tout seul, passant en revue toute la défense princière et en battant ETTORI d'un tir croisé (63è). La plaisanterie prend de grosses proportions. Va encore pour GALATASARAY qui s'est trouvé une bonne tête de turc mais ORLEANS... L'équipe de WENGER réagir donc fermement et finit par exploiter l'élasticité de la défense usoïste : centre de VALERY et tête de DIB à douze minutes de la fin. Eliminé, LANGERS est déçu : "nous avons marqué trois beaux buts mais avons été naïfs, ne sachant pas garder le résultat." LANGERS peut se consoler, on se bouscule pour l'enrôler : PSG, NANTES, METZ, NICE, NIMES etc.

LES EQUIPES :
USO/
P.VIOT-BOYER-H.ZAMBELLI-G.BACCONIER-B.POUCAN-SOYER (S.BEASSE)-O.TRASSARD (G.LANTHIER)-J.GERMAIN-L.HENAULT-M.LERAT-R.LANGERS. (ENTR. JB BORDAS)
AS MONACO/ JL ETTORI-M.AMOROS-L.SONOR (VOGEL)-P.BATTISTON-VALERY-C.PUEL-M.DIB-E.PETIT-G.HODDLE-T.KURBOS (GARCIA)-G.WEAH. (ENTR. A.WENGER)

LES BUTEURS:
USO :
LANGERS (2) & POUCAN
MONACO : KURBOS, PETIT, DIB