Logo_20transparent_78Samedi 6 mars 2004 - 20h26 - Stade de la Source à Orléans

En me rendant à Orléans samedi soir, je ne me faisais guère d'illusions. Sur la pelouse, il y avait un gros et un petit. La défaite, que dis-je la raclée, que nous avions subi au match aller à Montmorillon, la position relative des deux équipes au classement et les résultats d'Orléans sur son terrain depuis le début de la saison désignaient d'office le petit, l'UESM, et le gros, l'USO. Mais le petit a grandi. Il a maintenant conscience de ses points faibles... et même s'ils restent des points faibles, les maîtriser c'est déjà être un peu plus fort. Pour affronter le gros, le petit va décupler d'efforts. Générosité et vaillance seront de rigueur de la première à la dernière minute... pour espérer un match nul qui serait déjà une victoire du petit sur le gros. Le peu d'illusions qui me restaient s'envolent au premier but de Munk. Mais ça n'est rien. Il faut redresser la tête et ne pas en prendre cinq comme en septembre. C'est aussi une question de dignité. Les minutes qui s'écoulent redonnent confiance. Tiens, on tient ! Mieux, les espoirs renaissent lorsque Badr trouve la lucarne. Et s'il y avait quelque chose à faire ici, sans prétention, presque modestement ? La sérénité est de mise au repos. Tant mieux. Plus le temps passe et plus la réussite du match nul est palpable... Mais le petit devient encore plus petit en perdant Coco que son fan club avait jusqu'alors survolté. Trop survolté. Plus petit certes, mais quand même un peu plus fort. Et même à 10, ça tient toujours... jusqu'à ce but de Jéjé. Joie immense que seuls les matchs de football peuvent procurer... Délivrance sublime... Délivrance ? Pas si sûr. Orléans se révolte. Il faut tenir. Chaque seconde dure une heure. Un nul serait trop nul maintenant. Et le chrono du stade qui s'est arrêté à 45:25 ne décomptera pas le temps qui reste jusqu'à 50:00. Une angoissante éternité de cinq minutes... Et la libération d'un triple coup de sifflet tant attendu. Ils ont tenu. Le petit a mangé le gros et la victoire n'en est que plus folle. Des spectateurs d'Orléans crient "Bravo Montmorillon..." par dépit, par défiance pour le gros et un peu par reconnaissance du petit qui a eu raison du plus fort... Finalement, on aura beau penser que ce match là fut un peu un hold-up, ces contes fabuleux de petits qui mangent les gros plaisent bien... surtout aux petits. Et si c'était là notre plus belle victoire de la saison ?

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